dimanche, juillet 20, 2014

Ombra mai fu di vegetabile cara ed amabile soave più..

je ne sais plus quel grand philosophe a dit "ça ne change pas un homme, un homme ça vieillit". et pourtant ça change, sans changer. l'eau coule sous les ponts, les ponts croulent (spécialité locale), le monde entier est un cactus, c'est la course à l'escalade dans les nouvelles, allumer la télévision est d'un déprimant sans nom. Coluche reviens, ils sont devenus fous! ("mais jusqu'où s'arrêteront-ils?").

un dimanche soir comme un autre. le chat en écrase dur sur le tapis du salon, autour de lui gravitent, immobiles (si on vous le dis) quelques étoupes blanches déchues du pelage trop chaud de la bête. Anne Sofie von Otter s'égosille aux 4 coins de la pièce et c'est bon en crisse, oui madame. je ravitaille le moi-même d'une dernière pelleté de clafoutis cestmoiquilaifait; lhommedemavie, lui, fait nocturne à la mine.

je vous parle d'un temps que les moins de 20 30 40 (???) ans ne peuvent pas connaître (les foetus vous irez voir sur youtube): quand je sors le plat du four/frigo/la cuisine j'ai l'irrépressible (mais réprimée) envie de m'esclaffer, en me pinçant le nez: qui c'est qui veut du clafoutis? ce qui ne manquerait pas de laisser lhdmv perplexe, fossé culturel et générationnel oblige. j'ai déjà remblayé partiellement le fossé à coups de "plait-il Myriam?" et "il est noir, noir?", mais il restera des trous dans le canevas.

je monte le son pour que Serse s'époumone encore un peu plus, je crache un noyau, je regarde les bleus du ciel, mi-chien mi-loup, entre
figue et raisin. demain, comme cinquante fois par an (mas o menos) ce sera : salut ça va? ça va et toi? comme un lundi!


vendredi, mars 25, 2011

goûter au bonheur de chaque jour




le moral et les envies au niveau du mercure. suis à bout. usé. tanné. rompu, déménagé, stressé, blessé, vieilli d'un coup. d'une insomnie à l'autre, cerné de toute part. en dehors de quelques longs weekends en compagnie jusqu'à janvier du Psychopathe de service, et d'une semaine aoûtienne montréalaise où la pluie n'a pas épargné un seul jour, 15 mois que je n'ai pas pris de vraies vacances. pas depuis South Beach décembre 2009: le coup de foudre amical colombien, la tournée des soirées, des bars, des clubs, des grains de sable et l'affaire du jacuzzi...

il faut dire qu'avec 2 semaines de congés payés, de l'ouvrage en veux-tu en voilà, collé à un Psychopathe fauché et chômeur à mi-temps, 2010 n'était pas propice à l'aération du neurone et de la couenne.

il était donc temps, grand temps!, de troquer le regain d'hiver qui a saisi ma nouvelle patrie pour une latitude mas caliente!

répondant à l'invitation du Bidou, pas vu depuis les fameux Stade de France 2009, et profitant d'un tarif clément, j'en rajoute une petite couche sur la visa et, emballé j'inaugure mon frais passeport canuck.

l'essentiel est là. debout dans 4h (avant l'aube).


8 jours à Mexico City. je vous en redonnerai des nouvelles...


adios!

jeudi, mars 24, 2011

Beware the Ides of March



Le mois de mars c'est pourri et ce ne sont pas les Nippons qui me contrediront. Montréal en mars, c'est laid! La neige tombe, font, gèle, re-tombe. Pluie, vent, et tout devient champs de boue, flaques, dégueulasse. Pas moyen de  longer le parc sans scaphandrier, pas moyen d'emprunter un trottoir sans patauger, pas moyen de traverser la rue sans bottes de pêcheur, les fameux nids-de-poule qui font la réputation de la ville, transformés en piscines de gadoue semi-gelée, une espèce de sloche indigeste...

Il y a 2 semaines, le 10 mars très exactement, après avoir pataugé dans une eau saumure et tiédasse (il faisait assez doux ce jour-là, - 2 degrés) pour rentrer de la job, aller à l'épicerie, faire semblant d'aller au gym et cie, je rentrai chez nous bien décidé à poster, dès le lendemain matin, un statut assassin sur mon facebook pour dénoncer l'incurie des responsables/employés/décideurs/fournisseurs municipaux, agrémenté d'un strident "c'est qui l'abruti d'architecte/urbaniste/trouducul qui a dessiné des trottoirs inégaux, creux, sans aucune légère pente vers l'extérieur, hein c'est qui??".  Et puis le 11, je me lève, je ne bouscule personne, comme d'habitude, j'allume RDI: je me prends le Japon en pleine face. Et je me dis que j'ai bien fait d'avoir la flemme de poster d'attendre le lendemain pour gueuler... On relativise.

Que j'en voie pas un tabarnak brasser la boule une autre fois!
Depuis les jours passent, radiations, tomahawk, on n'ose plus allumer la TV. Je me rabats sur la dernière saison de Six Feet Under prêtée par le Ptit Lu, 11 épisodes avalés en 3 jours, de quoi vous miner le moral jusqu'à la fin du monde l'année prochaine. 4 jours de printemps, 15 cm de neige, ciel bleu... On a beau, comme bibi, aimer ça l'hiver et la "merde blanche", à un moment, on est tanné et on a hâte de pouvoir à nouveau se rouler dans l'herbe au milieu des écureuils. On ne sait plus comment s'habiller. Perso, j'ai décidé que l'hiver était passé, j'ai remisé la doudoune, ressorti le vieux blouson de cuir made in Ireland. Alors j'écoute Cut Copy ou Robin Foster, je planifie mon Tour de France de juin prochain (qui comme tout bon Tour de France, sort de France, Londres en l'occurrence) et je pense à samedi qui s'en vient, où, dès potron-minet, un 747 m'emmènera à YUL où un A320 m'emmènera à YYZ, d'où un A319 m'emmènera à MEX. La cucaracha, la cucaracha! Et là, une question me taraude. Se sent-on jeune quand on visite des ruines? Je crains que la réponse ne soit Ça dépend du nombre de marches à monter pour arriver au sommet.


samedi, mars 05, 2011

All we need is...

je suis dans un train. eh alors? me direz-vous! eh bien disons que sur un continent où règnent avions z'et bus prendre le train est presque un acte punk, limite fuck le système quoi! alors qu'il s'agit d'un acte banal et plein de bon sens en Europe (Paris-Lyon en 2h de TGV, alors qu'en bus, imaginez...), ici le train n'apporte aucun avantage évident: Montréal-Ottawa en bus: 2h, Montréal-Ottawa en train: 2h, 4-5 départs par jour, 2 ou 3 fois moins que de bus, gare des bus à 10 min à pieds de chez moi, gare centrale à 30min de métro... bref, pourquoi alors? tout d'abord pour ne pas faire comme tout le monde (genre) et surtout pour le confort. plutôt que patienter 1/2h, voire plus, dans les courants d'air de l'interminable couloir avant de s'entasser dans un autobus qui pue, les jambes repliée sous le menton (proche du "brace yourself" requis en cas de crash aérien, comme si essayer de se lécher la rotule allait éviter que la carlingue se disloque au contact du sol ou de l'océan atlantique...), me voici dans un siège assez large pour le gros-cul-moyen-nord-américain (donc à l'aise Blaise pour ma part), profitant du wifi (présent dans un bus sur 3 genre) gracieuseté de ViaRail et vous contant un épisode supplémentaire de ma passionnante existence. c'est-tu pas formid?

pendant ce temps dans mes écoutilles, Röyksopp côtoie Lady Gaga que je me suis mis à écouter il y a moins de 2 mois, ayant échappé au volontairement ignoré le phénomène (de foire) jusqu'ici, si ce n'est m'être déhanché (à l'occasion) le croupion en agitant les doigts en éventail devant le visage sur popopopoker face il y a 3 ans. enfin "écouter" est un bien grand mot, disons que j'ai téléchargé et apprécie quelques remixes ça et là dans ma playlist. pourquoi vous parler de Lady G? tout d'abord parce qu'alors que s'égraine la banlieue montréalaise à ma fenêtre, j'imagine toutes ces ménagères de + ou - 50 ans dans leur cabanon de planches et de briques (et là je pense aux 3 petits cochons, décidément tout se tient iconographiquement) qui depuis potron minet, et alors que leurs conjoints ronflent encore, sont partis skier avec leur meilleur ami ou trousser la blonde de leur meilleur ami pendant que ce dernier est parti skier ou trousser la blonde d'un autre ami, lequel... bref!, les ménagères disais-je qui briquent, astiquent, polissent, repassent, aspirent et compagnie en ce samedi matin nuageux et enneigé, et forcément quand on me dit ménagère qui astique, je pense portugaise, donc je pense moustache, donc je pense à la fameuse vidéo de Queen... CQFD.

bien que n'adhérant pas à la secte, j'ai longtemps eu un genre de respect distant et tolérant, parce qu'après tout "elle écrit ses chansons elle-même!!". bon soit, on ne peut pas dire que sa prose ait jamais retourné mes sens comme une crêpe (un texte de Lady Gaga est à peu près à la poésie shakespearienne ce qu'un rap de Benny B. fut, au siècle dernier, à un sonnet de Ronsard), mais bon au moins la mayonnaise boomboom efficace + logorrhée popopopo rougaouhlalala fonctionnait. En tout cas jusqu'au récent "Born this way" dont le rythme est aussi élaboré qu'une sonate de centrigeuse en xylophone majeur remixée par... Benny B. et les paroles du sous-Madonna où le politiquement (in)correct le dispute au cliché le plus é(n)culé... Je ne parle même pas du clip où après 3 interminables mégalominutes, le platissime dèjà-vu poche vous saute en pleine face... Passons. Et puis en 2010, j'ai également découvert que NON! la madame elle écrit pas ses chansons elle-même, la madame elle écrit ses textes toute seule! Nuance! Et au vu desdits textes, je me dis qu'on aurait pu passer sous silence le côté "C'est moi qui l'ai fait" parce que là, vraiment ça vaut pas mieux que du surgelé...

histoire de vous montrer que j'exagère à peine (ce n'est pas mon genre), je vous présente ci-dessous la traduction vite faite, littérale et fidèle (si, si, ce n'est pas la peine d'en rajouter.) du célèbre tube s'il en est "Telephone", co-chanté, si on peut dire, par la pouffiasse pulpeuse Beyonce, autre chanteuse à textes de renom.

Lady Gaga:

Allo, allo, Bébé,
Tu m'as appelé, j'entends rien
Ça passe pas dans la discothèque tu vois
Que, que, qu'est-ce que t'as dit?
Oh, tu vas me quitter?
Désolée, j't'entends pas
J'suis genre occupée

G-genre occupée
G-genre occupée
Désolée j'entends rien, j'suis genre occupé

Juste une seconde
Ils vont passer ma chanson préférée
Et je peux pas t'envoyer de texto avec un verre dans la main hein!
T'aurais du prévoir de faire quelque chose avec moi
Tu savais que j'étais dispo
Et maintenant t'arrêtes pas de m'appeler
J'suis genre occupée

Arrêêête d'appeler, arrêêête d'appeler
Je ne veux plus y penser
J'ai laissé ma main et mon coeur sur la piste de danse
Arrêêête d'appeler, arrêêête d'appeler
Je ne veux plus parler
J'ai laissé ma main et mon coeur sur la piste de danse

Eh, eh, eh, eh, eh, eh, eh, eh, eh
Arrête de m'appeler!
Eh, eh, eh, eh, eh, eh, eh, eh, eh
J'suis occupée!
Eh, eh, eh, eh, eh, eh, eh, eh, eh
Arrête de m'appeler!
Eh, eh, eh, eh, eh, eh, eh, eh, eh
Appelle autant que tu veux
Mais y'a person à la maison
Et t'arriveras pas à joindre mon numéro
dans la discothèque
et je sirote mon verre
Et t'arriveras pas à joindre mon numéro
Appelle quand tu veux
Mais y'a person à la maison
Et t'arriveras pas à joindre mon numéro
dans la discothèque
et je sirote mon verre
Et t'arriveras pas à joindre mon numéro

Beyonce:

Mon gars tu peux faire exploser mon téléphone
Ça me fera pas partir plus vite
mettre mon manteau plus vite
quitter mes copines plus vite
j'aurais du laisser mon tel à la maison
car c'est une catastrophe
tu m'appelles comme un taré
désolée je peux pas répondre!!!!

c'est pas que j't'apprécie pas
c'est juste que je fais la fête
et j'en ai ras-le-bol que mon téléphone ssss-sonne
parfois j'ai l'impression de vivre Gare du Nord
ce soir je prends aucun appel
parce que je danse.

Parce que je danse
parce que je danse
ce soir pas de blabla, pas d'appel, parce que je danse!

Arrêêête d'appeler, arrêêête d'appeler
Je ne veux plus y penser
J'ai laissé ma main et mon coeur sur la piste de danse
Arrêêête d'appeler, arrêêête d'appeler
Je ne veux plus parler
J'ai laissé ma main et mon coeur sur la piste de danse

samedi, février 19, 2011

le monde en 7 jours


dimanche soir, parce que je le vaux bien et étant totalement formidable la plupart du temps, j'ai décidé de me payer la traite comme on dit ici et, n'écoutant que mon corps fatigué et endolori par un peu de sport et un début de crève, je me laissais aller à m'offrir un 30 min. de massage pendant lesquels mon corps multidimensionnel collé à la table flottait au plafond, fondait de partout et échappait d'imposants frissons d'aisance, tout à la fois, à la suite ou coup sur coup... ma nuque en redemande, next time, au diable les varices, allons-y pour une heure. s'en suit une soirée trop frénétique pour être raisonnable, tout à l'égo!

lundi, d'aucuns valentinisent, célébrant un amour véritable, renaissant,
revigoré, persistant, indécent, platonique, de pacotille, de façade, mort, vieillissant, étouffant, interdit, épanoui, fraternel, amical, incestueux, sans désir, sans plaisir, sans coup férir, pluriel, différent, commercial, infernal, hivernal, matinal, vespéral, un peu sale, entre mâles voire banal. moi je ne me souviens pas. je sais qu'il faisait beau, pas trop froid et que je ne travaillais pas, pour le reste j'ai tout oublié (ou presque). après le gym, après la douche, soirée blabla sur MSN avec un garçon charmant (ce qui n'arrive pas souvent... passer du temps sur MSN j'entends, pas être avec un garçon charmant, quoique).

mardi c'est la st-claude, saint ayant donné son nom à la capitale de la pipe, et jour de ma naissance (lien quelconque?), forcément de mauvais poil (ce qui prend une certaine ampleur quand on n'est ni imberbe ni glabre je suppose), je laisse la journée s'égrainer au fil des "bonnes fêtes" & "happy birthday", le cerveau embrumé par le rhume, le corps par les courbatures (manquerait plus que j'ai pogné la grippe après mon habituel "s'il n'est reste qu'un (qui ne se fera pas vacciné contre la grippe annuelle, le H1N1, le kisskisspoulet* ou je ne sais quoi), je serai celui-là" je vais encore avoir l'air con). passage à la piscine (eau salée non chlorée), 20 petites mais bonnes minutes qui revigorent, réveillent et purifient mes voix aériennes. souper amical, retour à mi casa vide et presque calme, l'ex ayant déserté la ville pour quelques jours.

mercredi, à bout. les effets de la piscine s'étant dissipés, je calle malade pour la matinée, repos, glandouille, je prends un peu l'air et je me traîne au bureau pour 13h afin d'assister à une réunion "mandatory attendance" où j'essaie d'éviter de somnoler de façon trop visible. 12h45, sortant du métro, j'aperçois le garçon charmant sur le quai, il ressemble à sa photo et s'engouffre dans un autre wagon tandis que je sors du mien. je lui envoie un SMS, il me répond, je lui réponds, il me répond, je lui réponds: "juste aperçu. non pas déçu ;)". le soir, cerné, je sirote mon London fog en compagnie dudit garçon. le café est plein de courants d'air.

jeudi c'est danse! après une autre journée métro, boulot, pas assez de dodo, réunion soporifique (pas pour moi pourtant. que celui qui dort ne vienne pas râler qu'il a rien compris!) 1è visite à la Cinquième salle: Grâce à Dieu ton corps. Rien à ajouter à la critique.

vendredi, c'est vendredi! 5 degrés, pluie. les heures à La-Job semblent sans fin, inhabituelles. Trop fatigué pour le gym (encore une fois), rendez-vous est pris avec le Sissi: pâtes ail et fruits de mer, bière, lieu inusité, barbu à crête, danseurs, et cie. la nuit se finit par une rencontre fortuite avec une ancienne (presque) connaissance que je n'avais pas eu le temps ni le loisir de connaître. c'est désormais chose faite et plutôt 2 fois qu'une. couché encore trop tard.

samedi, gris, -20 degrés. le nez dehors pas avant 15h. le cul gelé à attendre le bus. le burger aux lentilles, la soupe, le livre, le chat, le blog, le thé earl grey, la bonne musique dans le café. presque la routine. et demain? demain? brunch? 3è round? va savoir.

*= mot familial désignant une maladie imaginaire,

samedi, février 12, 2011

Conte de fée

Il m'a fallu un peu de courage et de patience mais j'ai finalement mis le nez dehors. Ayant eu la bonne idée d'ajouter un peu de musique fraîche* dans mon iPhone préhiStorique (3G), ce que je n'avais pas fait depuis un bout, j'ai poireauté un bon 45 min, le temps que la synchronisation se fasse. Tanné du "Étape 1 sur 2 en cours" et de ne pas voir la barre avancer, j'ai débranché le tout.

Dehors, un doux -5 au lieu des -30/-20 récents. Je remise donc mon NorthFace**, pas de mitaines, pas de foulard, juste la bonne vieille tuque (indispensable quand on a ma coupe de cheveux de toute façon). Constatant que ce n'était toujours pas demain la veille que j'allais reprendre mon cher vélo pour aller travailler ou prendre l'air, j'ai pataugé hors de la ruelle. Le soleil jusque là camouflé par un duvet de nuages et une pluie de neige (Got the picture?) pointait le bout de son dard. Peu m'en chaut, j'ai mes verres fumés achetés à Vegas il y a quelques semaines auprès d'un gros vendeur orange (le fils naturel roux de Sir Elton John et d'un poulet de Bresse).

Après un passage à la librairie-marchand de journaux-buraliste (qui ne vend pas de cigarettes) où je n'achète rien, pas même The Big Butt Book, j'attends le bus au coin de Mont-Royal. Une vieille fraise*** un peu trop hâlée pour être honnête, débitait des banalités à sa mamie à pédés (totalement inconsciente de son statut de plotte à gay****) et lorgnait ma barbe de 3 jours et mon nez rougeaud.

Plus loin je m'arrête 2 min. pour vérifier l'état d'avancement de la construction de mon futur chez-moi dont la date de livraison a été repoussée du 1 juillet au 1er septembre et me dis, qu'à un moment il va falloir commencer à creuser. C'est sur une terrasse 3 étages plus haut et non sur cet amas de terre et de neige que je suis censé, un jour, me faire bronzer la couenne...

La façade d'une maison abandonnée offre entre 2 pubs pour Vanessa Paradis en concert acoustique (euh, y'a quelque chose qui cloche dans l'énoncé. Un peu comme si on disait les 2Be3 en version symphonique ou Mozart en version égyptienne... gloups!) et un festival de films, une affiche du PLC disant tout haut ce que beaucoup (mais pas assez selon certains sondages) pense de notre cher 1er sinistre. Imaginez les Républicains placarder "Obama Enuffizenuff!" ou la gauche " Sarko Pleinldo!"... Ambiance.

Au chaud, une fois descendu mon jus de carotte-celeri-pomme, je regarde le soleil jouer à Hide and Seek avec les flocons qui virevoltent autour des lampadaires pourpres. Je prends des nouvelles du monde qui va mal comme toujours. Je machouille mon burger aux lentilles, jète un oeil de temps à autre aux couples qui se font et se défont aux tables voisines et constate qu'une fois encore je ne vous aurai pas raconté la moitié de ce qui m'est passé par la tête aujourd'hui. Alors, inspiré par le miroir qui me borde et pris d'une envie subite d'immortaliser l'instant, je saisis mon téléphone intelligent pour figer un autoportrait du bout du bras avec reflet:



*: Cut/Copy - Zonoscope + Saint-André - Mon Jour de chance

**: marque de doudoune concurrente du fameux Kanuk

***: fraise = pédésexuel dans mon jargon personnel (certains se souviennent peut-être de la Fraise orange, mon ancien blog)

****: plotte à gay au Québec, fille à pédés en France, faghag en anglais

vendredi, février 11, 2011

Little of your time


L'heure du dodo est allègrement passée mais que voulez-vous, blogger ça me prend comme une envie de ... Bref. Des jours que je rumine, repasse, répète (au sens théâtral du terme) et triture mon futur message dans ma tête tuquée*:
- dans le métro quand je peste en mon for intérieur contre tout ce qui bouge, respire, exhale moult miasme, pue, renifle, coincé entre une bonne soeur sans cornette et une sacoche** en cuir qui me ravage l'intercostal.
- dans la rue, baskets préférées aux pieds, faisant fi des 30cm de poudreuse ou de sloche***, selon la température et la quantité de sel,
- partout, partout, partout, ce foutu cerveau ne se repose jamais.

Et puis finalement, tout ça reste englué dans la matière grise et se perd dans les méandres de mes pensées inutiles.

Je profite donc du téléchargement itunesque d'un live intimiste audio+vidéo de Maroon5 (dont j'attends toujours la proposition en mariage du chanteur... où tu veux, quand tu veux) enregistré en 2008 à... Montréal (j'ai évidemment manqué ça, tant pis pour la postérité) pour lâcher quelques mots oranges et j'appréhende déjà l'heure de pointe demain matin où j'irai rejoindre le troupeau, on s'entasse, on se ramasse, on s'agace, on s'efface dans la masse.


Notes pour non-initiés:
* tuque = bonnet
** sac à main
*** sloche: neige fondu mélangée au sel, sable, gravier et autres produits dégueux utilisés pour déneiger/dégeler les rues et trottoirs.

samedi, janvier 29, 2011

sous les ponts

c'est un doigt dans l'anse de ma tasse d'Earl Grey, un oeil sur FB (que j'hais) et l'autre dans Métronome de Lorànt Deutsch que je vous envoie mes salutations montréalaises, amis lecteurs qui m'avez sans doute oublié. mais avec quel oeil regardes-tu l'écran me direz-vous? le 3è évidemment! (celui de Moscou, celui qui regarde Caïn, peu importe..)

cela fait bien longtemps, trop, que l'envie de revenir exhiber mes râleries diverses ici me taraude. mettant à profit mon récent célibat et cherchant à trouver un usage à mon cher MacBook Air(c) plus utile et moins frustrant que la tripotée de chats stériles* : me voici, phénix de ces bois.

bref, en résumé, ne passons pas par 4 chemins, et disons-le franchement, sans ambages ni détour:

Yo bitch, I'm back!


*: référence non pas à quelques félins émasculés mais aux msn, gtalk et autres sites de rencontres où trainent maints torses nus photographiés dans le miroir de la salle de bain ("tchat").

mercredi, février 14, 2007

Minuit 5

oué bon OK je suis de mauvais poil là tel que vous me voyez lisez! parfaitement! mais j'ai le droit, parce que je le vaux bien! Non non ce n'est pas pask'il est tombé 20 cm de poudreuse à renifler dans le vent, ni parce que oh la la comment c'est trop beau ce blanc partout, ni parce qu' on se caille les miquettes quand on n'a pas un Damart sous ses pantalons, noooooon vous dis-je, j'adore l'hiver, je chialerai (râlerai en québécois pour les non-bilingues) suffisament l'été prochain avec 43 degrés humides! enfin je ne me plaindrai pas, j'aime la chaleur!! enfin quand tu arrives au bureau avec ta chemisette version éponge bicoz t'as marché 10 minutes, pas trop vite, sur le trottoir ombragé, 'ffectivement ça agace. Mais bon, le problème c'est pas l'extérieur. Enfin si y'a les gens, ce soir par exemple, tout le monde m'énerve, en vrai ou virtuel, personne ne comprend rien à ce que je dis, faut tout répéter, expliquer, aaaaargh.

Bref, non, j'ai juste une montée de jus de citron dans les globules, par-ce-que, dans quelques minutes, heure locale et depuis quelques heures, heure de Parigi, je passe au chiffre supérieur. Valà, c'est juste pour ça...

Minuit 5.


PS: la musique du jour c
'est le ptit Mika, j'sais pas si vous connaissez. Découvert grâce à l'Ex. J'sais pas à quoi il ressemble, mais l'album dépote pas mal. Un bon mix des Scissor Sisters et Rufus Waingright, avec des intonations à la Freddy Mercury parfois...


mercredi, février 07, 2007

je suis un homme!


non non non je ne fais pas un crise de Polnareffite aigüe qui du fin fond des 70s nous criait sa virilité, le cul à l'air sur les autobus de la ERATEUPEU. Tiens parlons-en de Polna puisqu'il est d'actualité, enfin il fait l'actualité, enfin on en cause. Faut-tu (québécisme, ça déteint j'vous dis) que l'imperturbable Rocancourt l'aie escroqué de bien des biffetons pour que lunettes de mouche et moumoutte crépue il s'extirpe de son Hummer et de son treilli pour revenir brûler les planches françaises. Il a pu compter sur l'effet de manque et de mystère pour remplir 10 Bercy, à défaut d'inspiration, à en juger par l'absence de nouvel album et le niveau de son maigre single relâché à la Toussaint 2006 (mortel...). Un savant recyclage de la discographie d'Illona et des Musclés, Ophélie flagrant des lits donne l'envie irrestible de prévenir le fisc français du retour de Michou. Marilou doit s'écrier Leave me, please leave me...

Pas facile de faire son entrée dans le showbiz, encore plus dur de réussir sa sortie. On aurait du lui conseiller la conduite à vive allure sur les route californiennes, l'abus de somnifère ou le bricolage électrique les pieds dans la baignoire pleine... C'est ainsi que la légende résiste aux lézardes.

Je suis un homme, c'est la toune que je préfère sur le dernier Zazie. Pas convaincu par Rodeo, faible en mot trouvais-je, costaud en tournée heureusement. Mais là, j'accroche, je plane, je vibre les souliers dans la neige. Chapeau Apple! iPod fonctionne par -20 (ressenti - 36, comme lundi dernier). Les fils d'écouteurs au garde-à-vous, raides comme le fer, difficile de faire le tenir le son dans les oreilles sans la tuque (indispensable de toute façon).

Ce qui est le fun par cette température, c'est que l'eau de l'oeil (oui par grand froid je passe larmes à gauche...) gèle et colle les cils... hi hi ça m'amuse (m'en faut peu). T'as la goutte au nez qui gèle aussi, paraît qu'il ne faut pas se pincer les n
arines sinon elles restent collées... Bref, moi j'aime ça.

La prochaine fois je vous conterai à quel point il est compliqué d'être un sex-symbol.

Au plaisir.




mercredi, janvier 17, 2007

M. le Président...

je vous fais une lettre, que vous lirez peut-être... euh que dis-je? ah oui!

Mes bien chers amis!

BONNE ANNÉE!! (voilà comme ça, c'est fait!)

Je profite d'un ralentissement profond de mon activité professionnelle (c'était malaaaaade pendant les fêtes, et là on dirait que tout le monde nous a oublié...) pour vous donner des nouvelles du front.

Le mien (de front) va bien, merci. Il met sa tuque pour sortir parce que mine de rien -22, ressenti -32 (soit-disant) c'est frette!

Bon alors au grand désarroi de mes collègues pure laine et des autres, même pas froid! Quoi c'est ça votre grand froid? Bon déjà il a un bon mois de retard votre hiver! (Qui est encore parti en laissant sa TV en veille, hum?? Tu surconsommes, tu réchauffes la planète, calice! Résultat: les ours déshibernent et ma note de chauffage ne va même pas me faire pâlir...)

Sinon je suis fort marri de ne point vous avoir donné de nouvelles plus fraîches que moi mais chu ben ben occupé somme toute.

Entre mes 35h à la job, mes 7h de cours à la fac, les devoirs, la lecture et ma vie 3S*, me reste pas des masses d'heures pour dormir, d'ou ma face de raton laveur ces temps-ci. (Je m'excuse auprès des puristes, mais mon clavier QWERTY anglophone bidouillé de raccourcis francisant ne me propose pas de u avec accent, faudra donc faire sans).

Vous constarez que je parle toujours français de France mes enfants, non que je snobe le dialecte québécois, mais il ne m'a pas encore envahi. Ceux qui suivent me râleries ici et ailleurs depuis un certain temps connaissent mon goût pour notre langue, je vous conseillerai donc 2 lectures:

ce blog hébergé par le site de La Presse, ze quotidien francophone local (j'suis désolé pour les adeptes du Journal de Montréal, mais j'suis pas capable! C'est aussi platte et colon que The Sun anglais, sans la pin-up en page 3.)

Ce livre, sur l'histoire du français, de sa propagation sur la planète, son passé, son futur... On y apprend plein de choses. Notamment que suite à la défaite militaire face au Anglais sur le sol québécois (1759/60), la France a décide de céder le Canada au Anglais, plutôt que les Antilles sucrières (une mine d'or, à l'époque) lors du Traité de 1763. Quand on voit ce que sont devenus ces 2 endroits, on se dit qu'à long terme, finalement... C'est ouvrage n'a pas encore été traduit en français hélas.

Si le numéro 1 au box-office ici est le dernier Besson, le Québec n'est pas en reste de culture populaire. Ainsi 2 exemples. Le Coeur a ses raisons, paradie déjantée des soap-operas américains dont vous avez au moins vu une fois un extrait: Brenda téléphone à Becky. Si ce n'est pas le cas, c'est que vous ne connaissez personne qui connaît YouTube. Tandis que TVA rediffuse la 2è saison (fausse joie, on a cru que la 3è arrivait mais ce sera pour cette automne), on annonce une adaptation française dont je ne vois pas trop l'intérêt car l'originale ne souffre d'aucun handicap linguistique ou culturel...

ZE phénomène sur internet ici c'est assurément Les Têtes à claques, dont le site vient d'entrer dans le Top 10 québécois pour la fréquentation. Inconnu il y a quelques mois, on ne parle plus que de ça. Perso, j'étais plutôt hermétique au début, mais avec un verre dans le nez ça peut être tordant. Alors évidement l'accent québécois et le recours aux anglicismes y est exagéré mais finalement pas tant que ça...

Sur ce je vous laisse, et je tâche de vous revenir bientôt...

Tchuss!

*= Sociale, Sentimentale & Sexuelle.

PS: les photos ne sont pas de moi, je les ai piquées sans vergogne sur internet.






mardi, novembre 07, 2006

jusqu'ici...
















c est au retour du vikande à la Nouvelle York qu on a senti la différence. Après 3 jours à 28, le petit 13 du mardi matin semblait frisquet et le 6 du samedi donnait dans le glagla (pour qui sonne?). OK c est l'automne les enfants, depuis 3 semaines on oscille entre 2 et 6 avec averses et même flocons z'égarés, l'automne a des airs d'hiver parisien. je profite du redoux pour enlever mes mitaines et vous gratouiller une bafouille. non j'exagère, même pas froid moi. Tout le monde me dit attends le -30 on verra. beh oué on verra!


72h à arpenter le goudron et les musées de Manhattan par un temps splendide pour ne pas dire radis-oeufs, ca doit faire gonfler les pieds mon gars bicoz je nage dans mes Sketchers achetées 1h avant de partir, sur Time Square, les néons plein les mirettes. des heures et des heures de bus, 13 à l'aller, merci la frontière, la paranoia yankee, pouce droit, pouce gauche, pas de webcam photo pour moi, la résidence permanente canadienne a ses "privilèges", weekend de l'action de grâce (thanksgiving ici tombe début octobre).

pas une boite aux lettres au retour, les cartes attendent encore, décoller les timbres et les remplacer, pas une boite aux lettres, 500 bornes, pas une boite, des Malbouffes* à gogo, des arbres et des champs.

je vous en passe des vertes et des pas mûres, le vol planné, enfin la descente sur les fesses (ca sert d'être rembourré) de l'escalier du perron, un matin humide, le bac vert** au bout des bras au début, son contenu vaguement éparpillé à l'arrivée...

finalement, c'est la vie comme partout avec quelques nuances, les heures supp' qui paient le superflou, les collègues, le chocolat, le gym*** le matin au lieu du soir, iPod plein les portugaises: volontairement seul au milieu des autres, payer les factures par internet, faire un chèque pour les 10% de l'appart. grande nouveauté je vais vivre dans du neuf. l'ancien est hors de prix et ça grimpe... le choix de l'emplacement sur la surface, comme avant.

je me suis toujours senti plus une âme d' escrimeur que rugbyman, sans doute l'abus de cap-et-d'épée mulitrediffusés. Si tu ne vas pas à...

10 jours de vacances pour les fêtes, 0 envie de "rentrer", enfin de venir en France, l'avion fonctionne dans les 2 sens après tout. .
.. ira à toi.

et vous ça va la vie?

*= malbouffe décrit plutôt la nourriture que l'on y sert, junk food, plutôt que le fastfood mais je me permets cette synecdoque, j'suis francophone j'fais ce que je veux avec ma langue (humm...).

**= caisse en plastique dans laquelle on stocke le recyclable et que l'on sort (le mercredi dans ma rue) pour la collecte.


***= salle de sport. Un anglicisme parmi tant d'autres, renoncé à les répertorier, v'nez pas me faire rigoler avec shopping et pressing. J'm'en crisse!

lundi, septembre 11, 2006

2-0

évidemment vous n'y échapperez pas, personne n'y échappera, traumatisme mondial, événement sans précédent, un jour qu'il ne faudra jamais oublié... bla bla bla! imaginez, qu'en plus de vivre dans un pays occidental, vous viviez à seulement 600 km de Ground Zero et vous comprendrez qu'ici notamment, il sera difficile d'échapper au 5è anniversaire de la fin du WTC... au moins une fois dans la journée, vous allez, ou l' on va vous demander, où étiez-vous, que faisiez-vous, quand "ça s'est passé"...?

où êtes-vous quand un palestinien, un israelien, un irakien, un afghan tombe, un sud-américain se fait torturer par un régime d
ictatorial soutenu par l'oncle sam, une tchétchène se fait violer, un africain crève de faim, un français se fait voler son vélo, hum, où sommes-nous?

et où l'on reparle du grand complot, et si ce n'était pas Al Quaida, les 2 tours se sont affessées comme un château de carte, bizarre, les avions détournés n'étaient pas remplis à pleine capacité, bizarre, bla bla bla...

dans un mois je serai à NY histoire de f
aire flamber ma mastercard, de m'aérer les mirettes au MOMA, avoir ben du fun, etc...

hier, lutte avec les plombs du four pour martyriser un cake jambon/olives, brûlé dehors, mou dedans, pas si pire selon mes invités, 1/2 heure pour une gauffre mi-cuite... quand c'est cata, c'est cata...


ce soir le club soda vibrait sous les riffs de Phoenix, et moi aussi... cet aprèm je dévorai le dernier Nothomb...

"En vérité, on passe son temps à lutter contre la terreur du vivant. On s'invente des définitions pour y échapper: je m'appelle machin, je bosse chez chose, mon métier consiste à faire ci et ça."


j'use les écouteurs de l'iPod, perdant en audition ce que je gagne en moral, parce que parfois c'est comme ça... Les énergumènes du dessus, enfin de l'ex-dessus , menacent de me poursuivre si je ne crache pas un loyer de loyer de dédommagement, dream on, va harceler plus loin, tu ne seras pas la couille dans mon potage, non!

j'aime ce pays, j'aime ces gens, ma boite est cool, mes collègues sont hot*, j'ai du succès dans mes affaires, j'aurais voulu être un artiiiiiiste...

"en tout cas", aujourd'hui lundi, c'était le moment de prendre l'avion pour venir me voir, curieusement il restait des places sur des vols à des tarifs très concurrentiels...

bonne semaine, et si vous entendez un avion, baissez la tête...

*= ici hot veut dire cool... je l'ai compris le jour où l'on m'a dit que je l'étais, hot...

mardi, septembre 05, 2006

Shout, shout, let it all out

bon j'avais prévu de vous pondre, grosso ovo, une chouette note à la sauce pinotte (arachide), histoire de rester dans le bouillon thai après avoir baffré au resto hier soir, mais je me bats présentement avec mon iPopod pour lui fourrer du jus dans le... et de la moujik dans le cornet et le bougre récalcitre, d'où mon impatience...

cela me bouffe le temps nécessaire au récit pittoresque ou pitoyable des dernières semaines, où mon sommeil, non sacro saint mais tout de même, subissait les assauts, dès potron minet, des voisins du dessus en général et du moufflet 5 ans d'âge (imbuvable en terme d'éducation) en particulier, dansant la gigue (ou dieu sait quoi) sur mon plafond.

Et là, on me dit: bienvenu au Québec! Je réponds (en tâchant de rester correct): queue de ch..., sa mère est francaise! Bref, pour résumer, je ne suis qu'un sale\pauvre pédé parigot qui ne comprend rien aux enfants qui doivent forcément s'épanouir en cercles concentriques au-dessus de ma tête.

Après quelque
s échanges verbeux z'et t'écrits, je suis allé voir ailleurs si le bruit n'y étais pas.

Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah!!


Désolé, fallait que ça sorte!

bref désormais, à 7h30 le matin j'ai redécouvert une activité tout à fait sympatique: taquiner le Morphée! Sinon je rassure les âmes sensibles et le reste aussi, tout va bien, Montréal m'adore et je n'ai pris de billet retour.

Sur ce, je vous abandonne, faut que j'aille me ratiboiser la forêt (me raser... le visage), 8 jours que je n'ai pas croisé le fer avec mon wilkinson, ca commence à se voir. Hier 4 septembre, ici c'était le 1er mai (quoi?) donc après
un weekend une fin de semaine de 3 jours, il va bien me falloir une heure pour me trainer de pièce en pièce avant d'entamer le gros 1/4 h de marche qui me sépare du bureau...

A défaut d'un retour en fanfare (j'ai du égarer mon tuba et la grosse caisse en chemin), je vous laisse un brin de musique, pour la route! spécial dédicace aux invertis de tout poil! (et aux imberbes aussi)

ps: la musique est de retour dans la radio.blog, clique sur le 1er titre

vendredi, août 25, 2006

Prochainement sur vos écrans!



Toujours aussi pas content, toujours aussi orange!

lundi, juillet 17, 2006

licence to kill

depuis un mois et demi j'avais rdv a 12h50 vendredi 14 juillet.
parce qu'en tant que résident j'avais 90 jours après mon arrivée pour procéder à l'échange de mon permis de conduire français, après cela plus le droit de rouler comme un touriste avec mon permis d'origine.
grâce aux différents bilatéraux, j'échappe à l'examen de passage.

vendredi donc, sous un soleil de plomb, heure du dej, direction le centre de la SAAQ*: se trouvant au tdc du monde évidemment, facile à accéder en voiture mais pas en transport en commun, très logique puisque pour conduire il faut d'abord passer par là... mais bon vous verrez qu'en termes de logique les services et fonctionnaires locaux n'ont rien à envier à l'administration française...

Pour apprécier la subtilité de cette histoire, il faut connaître le parcours et la paperasse nécessaires pour arriver jusqu'ici par la grande porte à savoir le résidence permanente, option "sélectionné par le québec" (qui a sa propre politique d'immigration).
Primo, faut que la belle province te fournisse sur dossier (je vous passe les détails, tape "immigration quebec" dans yahoo tu comprendras..") un certificat de sélection du québec, CSQ pour les intimes, que tu ajoutes ensuite au dossier (bien fourni lui aussi) de demande de visa permanent auprès du canada.

Le jour où l'ambassade canadienne te colle le visa dans le passeport (même pas mal!), on te donne aussi une liasse de papiers avec carbone et machin truc que tu dois signer et remettre à l'immigration en arrivant. On te laisse alors une feuille de cette liasse, la "confirmation de résidence", que tu dois garder avec toi jusqu'à ce que tu recoives ta carte de résident, quelques semaines après ton arrivée. Tout cela te permet notamment de t'inscrire à l'assurance maladie (carte soleil) etc etc

Ainsi, vendredi 14 juillet, sans même avoir pu visionner le récital de pipeau présidentiel, dur pour un français, non?, non..., j'abandonnai le nouveau boulot pour une couple d'heures, histoire de me rendre à la SAAQ.

Après 1/2h de métro, j'arrive aux portes du tdc du monde, à savoir le terminus de la ligne... orange: henri-bourassa. Je rate évidemment le bus qui va vers l'ouest et passe toutes les 30 minutes. Je m'engage donc sur le boulevard sous un soleil de plomb. Ah oui je ne vous ai pas parlé de la météo!! J'y reviendrai, mais bon sachez qu'ici on parle de température réelle (celle qui t'agite le mercure) et de température ressentie, notamment en été à cause du facteur humidex, oui car autre détail non insignifiant, Montréal n'est pas en Amérique du Nord, mais sous les tropiques, quand il pleut c'est la mousson, quand il fait chaud, il fait chaud... tenez par exemple, aujourd'hui, chers petits français qui souffrez de "canicule", il faisait 33°, ressenti: 43... j'vous laisse imaginer l'état de fraîcheur de moi-même en arrivant au bureau à midi après 20 minutes de marche, lente soit mais marche tout de même, nous en reparlerons...

Au bout de 25 minutes à pinces, sans l'ombre d'une ombre, j'arrive, trempé (donc de bonne humeur) mais pile poil à l'heure, pensant naivement qu'ayant pris rendez-vous 6 semaines plus tôt, tout cela allait être expédié, vite fait, bien fait!

Pantoute!!**

A l'accueil, le "garde" (ils se ressemblent dans tous les pays j'ai l'impression, doit il y avoir une fabrique quelque part, merci la mondialisation...) m'oriente vers l'accueil, où, au bout de 10 minutes, je peux répéter l'information du jour: j'ai rendez-vous à 12h50!

-Votre nom? Très bien. Vous avez le numéro K27, allez patienter dans la salle 2 et surveillez l'écran pour votre tour...

La salle 2 ressemble à un aérogare où des dizaines et des dizaines de paires d'yeux fixent un lot d'écrans dont l'affichage commence par une lettre différente.

K23 annonce celui qui semble m'être destiné. Il est 13h, cela devrait rester supportable me dis-je. (je suis d'une naïveté confondante parfois...)

13h10: toujours k23
13h15: toujours k23
13h25:k24
13h27:k25
13h30: retour de k24...

ma peau et ma chemise avaient eu le temps de refroidir et sècher (la clim' semble être règlée partout sur 18 degrés, une journée à Montréal consiste en une succession de chocs thermiques)

13h40: toujours k24. la température avait du monter d'un degré à cause de l'état de surchauffe de mon cerveau.

13h45: k27!!! Box 8

- Bonjour! Vous venez échanger votre permis français donc.
- Oui, je vous sors tous mes papiers, voici mon passeport, mon permis français, ma carte de résident comme preuve de résidence, mon CSQ...
- Il va me falloir aussi votre confirmation de résidence.
- Pardon?
- Votre confirmation de résidence.
- Je ne me promène plus avec depuis que j'ai ma carte de résident comme preuve de résidence.
- Vous ne vous promenez pas avec, mais il me la faut. On ne vous l'a pas dit au téléphone quand vous avez pris rdv?
- Non, et ce n'est pas listé sur le site internet de la SAAQ que j'ai vérifié 2 fois avant de venir, on parlait de preuve de résidence telle que la carte de résident.
- Oui mais le site parle des citoyens canadiens, c'est différent pour les résidents.
- Non, il y a un paragraphe pour les résidents aussi.
- Vous habitez où?
- Montréal.
- Oui mais où, c'est grand Montréal!? (elle me prends pour une bille en plus, tout cela en restant aimable, la garce!, et là je comprends qu'elle va me demander si je peux revenir dans l'après-midi, alors j'anticipe)
- J'habite loin d'ici et en plus je devrais être de retour au travail à l'heure qu'il est car j'avais rendez-vous à 12h50!...
- Je vais vous donner un autre rendez-vous. Et je vous note ce que vous devez apporter comme documents (Elle me prend pour un con, c'est clair). La confirmation de résidence, votre passeport, votre permis, ...
- J'ai ma carte soleil aussi...
- Trés bien, pas besoin d'apporter le CSQ alors.
-??? pas besoin du CSQ (donné par le gvt du québec) car j'ai la carte soleil (donné par la sécu), mais de la confirmation oui, malgré la carte de résident (donnés tous les 2 par le gvt fédéral)??
- C'est cela. Donc vous avez rendez-vous vendredi 21 juillet à 9h30... N'oubliez pas d'amener toutes les pièces.

Eut-elle été désagréable, je lui aurais volontier fait bouffer sa liste de pièces...

Je suis reparti à 13h50, en bus, sous un soleil de plomb, une envie de meurtre entre les dents. Je n'avais pas le mal du pays, je l'ai encore moins, pendant une heure, je me suis cru à la sécu... Joyeux 14 juillet! qu'ils m'ont dit au bureau quand je suis arrivé...

C'est cela oui...


*:société de l'assurance automobile du québec (prononcer "sac"), organisme gouvernemental qui regroupe tout ce qui a trait à la bagnole, du passage du permis, à son renouvellement (oui ici tous les 2 ans pour ton anniversaire tu craches au bassinet pour renouveler le permis) en passant pas l'immatriculation et autres bidules. A ne pas confondre avec la SAQ, société des alcools du québec, (prononcer "essacu") qui gère tout ce qui concerne la bibine et les droits y afferant et dispose d'un tas de boutiques ouvertes souvent 7j/7 permettant à tout un chacun de se ravitailler en vinasse du monde, liqueurs du coin et bières à gogo pour les parties...

**: du tout. (J'ai rien compris pantoute, j'ai rien dit pantoute etc etc)

lundi, juillet 10, 2006

Ich bin ein Montrealer!

Je suis Montréalais, c'est officiel, c'est sur...

Pourquoi me direz-vous?

Non! Pas parce que depuis 5 semaines que je suis arrivé, j'ai

-obtenu mon numéro d'assuré social commençant par un 2 (l'équivalent du numéro INSEE/sécu) permettant notamment de travailler, .... non je n'ai pas changé de sexe au-dessus de l'Atlantique, ici le 2 désigne les résidents permanents (j'explique pour nos amis québécois qu'en France le 1er numéro désigne le sexe: 1 pour les hommes, 2 pour les femmes...)

-reçu ma Carte Soleil avec encore une superbe photo.... La carte soleil c'est un peu comme la carte vitale en France sauf qu'elle ne te permet pas d'être remboursé mais de ne pas payer du tout pour les soins médicaux, enfin ceux pris en charge, ce qui n'est pas le cas des soins dentaires et ophtalmologiques (on par le d'optométrie ici).

- loué un appartement dans un des quartiers les plus branchés d'Amérique du Nord (c'était écrit dans la presse)

- trouvé un job pas trop mal payé pour un nouvel arrivant (semble-t-il) dans une grosse boite canadienne...

Non ce n'est pas pour ça. Mais alors pourquoi?

Parce que je me suis inscrit à la Grande Bibliothèque mais que je n'y vais jamais?

Parce que je tâche de profiter un maximum des festivités et festivals estivaux? A commencer par les Francofolies en juin, où j'ai pu applaudir

- la Grande Sophie au Spectrum, rien de transcendant, bonne ambiance, sympatique mais répertoire décevant à mon goût;

- Ben Ricour (je suis amoureux c'est officiel) en plein air, qui a enthousiasmé une foule inconnue avec son pied gauche, sa guitare et son sourire, suivi d'Emily Loizeau, son piano et ses musicos, découverte à l'occasion et qui a rejoint mon iTunes depuis avec ses chansonnettes allumées et sucrées;


- Pierre Lapointe, star locale, qui voyait bleu (nom du spectacle) au Spectrum un mercredi soir avec quelques invités inégaux et superflus à mon goût. Autant le répertoire et l'interprétation de Lapointe sont toujours un régal, autant j'aurais pu me passer des québécois Damien Robitaille (qui s'en sort pas trop mal), Dany Placard, qui aurait mieux fait de ne pas en sortir ("j'm'en r'tourne chez ma mère voir si elle m'a fait de la tourtière"... Au secours!!) et du français Albin de la Simone offrant du sous-Katerine (Katerine qui jouait à guichet fermé la même semaine), se voulant drôle et décalé apparemment. Comment vous décrire la prestation du sieur de la S? Imaginez Adamo (Toooooombe la neigeuh!) chantant du Sabine Parturel (J' ai tout mangé le chocolat, j'ai tout fumé les Craven-A...) devrait vous donner une petite idée...;

- Emilie Simon partageant l'affiche du Club Soda le lendemain avec Arianne Moffatt (que j'avais vue elle aussi juste avant de quitter Paris). 90 min sur scène chacune. Un vrai pied. Non, non Emilie ne fait pas (que) de l'electro-pop, c'est une rockstar, comment elle te fait péter la guitare, man!

- Jérémie Kissling, charmant petit suisse en première partie de Sandrine Kiberlain qui ont tout deux ravi le même club soda un samedi soir.

- et peu avant la clôture du festival de jazz cette fois-ci, Yann Tiersen, très rock au Metropolis!, précédé de Final Fantasy, projet solo d'un membre d'Arcade Fire, tout au violon avec boucles et pour décor quelques dessins, comment dire?, particuliers, projetés par une camarade sur le mur du fond de scène grâce à un... rétroprojecteur...

Est-ce parce que conscient des enjeux écologiques, je ne me déplace qu'en métro, à pieds ou en bicycle*? Point donc!

Est-ce que parce que je bois des smirnoff ice dans des gobelets en plastoc sur la terrasse (le toit en fait) du Sky (bar club disco truc incontournable du tataland local) portant pantacourt et chaussant gougounes**? Niet!

Tout simplement, parce que comme tout bon Montréalais, dûment équipé, qui se respecte et a un tant soit peu vécu dans cette ville, JE ME SUIS FAIT VOLÉ MON VÉLO!!!

En effet, adieu fier destrier blanc et orange (forcément...), 2 ans de vie parisienne, 6000 bornes dans une soute à bagages, 1 mois à sillonner les rues du plateau pour se faire gauler, victime probable d'un des gangs locaux, en plein midi, en pleine rue, devant tout le monde, ligoté à un gros tuyau devant le boulot fastidieux de la femme enceinte avec qui je grignotais un sandwich dans le parc à côté... Pfiouf envolé, comme s'il avait jamais existé! Si je chope le fils de @#%!!! (série de bips censeurs, façon Jerry Springer Show pour ceux qui connaissent) qui a commis cette base besogne, il va entendre causer du pays...

C'est ainsi que se conclut mon baptême!

Bienvenu à Montréal!!

*= vélo, nullement influencé par le bicycle (bye scie keul) anglais évidemment...
**= tongs, de l'anglais googoon signifiant planche à voile dans les faubourgs de Belfast. (j'ai le droit d'en inventer aussi...)

dimanche, juillet 02, 2006

a l autre bout du monde...

c'est une maison bleue verte (et surtout vide) adossée à la colline posée sur un le plateau*. tous ces pieds carrés de plancher à récurer, astiquer et plus si affinité. Sur st laurent (le boulevard pas le fleuve, ici on donne uniquement le nom sans préciser rue, avenue, coupe-gorge et tutti chianti...), sur st laurent donc, au milieu de la foule bigarrée des noctambules, nyctalopes, interbules et autres trucs en -ope, j'ai croisé tout à l'heure une geisha au bras d'un dracula étanché, quelques gothiques patraques s'engouffrant dans une discoteca alors que juste avant un zombie dépenaillé hantait le rayon surgelés du supermarché 24h (24/24 dirait-on au pays), orgie de cookies mous après quelques juste nouilles thai pour ma part...

6000 bornes n'ont pas suffi! moi qui me gargarisais il y a un mois, vous abandonnant aux affres des dommages collatéraux de la coupe du monde de football, enfin pardon de soccer ("soquère"), un exemple parmi tant d'autres à venir que le français du Québec est en effet tellement plus pur et moins imprégné de barbarismes anglo-saxons, excellent sujet de conversation avec vos chums lors d'une party ... je disais donc que le Mundial, youplà boom, a fait plus que traverser l'Atlantique. Non seulement sa popularité est grandissante sur ce continent mais en plus avec la variété et l'importance des communautés immigrées à Montréal, c'est la fiesta permanente!

Après que les Portugais ont envahi st laurent avec une débauche de klaxon Gaston et moults drapeaux vert et rouge (à côté, la marée de fleurs de lys au parc maisonneuve à l'occasion de la fête national du Québec samedi 24, la st jean, ferait presque dans la sobriété patriotique), les Grenouilles ont sorti leur tricolores et leurs maillots cocorico pour boucher st denis... Et qui c'est'y qui passe la majeure partie de son temps entre ces 2 artères, je vous le donne dans le mille: bibi!!! Tout doucement, j en viens à souhaiter qu'on que la France l'équipe de France gagne mercredi prochain car les Portugais sont finalement les plus bruyants, et au nombre de fanions aux voitures et drapeaux aux balcons dans ma rue, j' ai l'impression d'avoir migrer à Lisbonne, le Porto (dommage) et l'odeur de morue en moins (pas dommage), en rouge et vert mes doutes mes faiblesses je les connais lalalalalala

voilà sinon faudra tout de même que je vous parle de la vie culturelle, de la météo, de la bouffe, des gens, de la langue tout ça!! pfiou, z'avez pas fini!! et un, et deux, et trois zéro!! (allo maman bobo!)

ps: le jour où le Tour de France fait étape à Montréal, je bouffe ma carte de résident permanent, vous savez celle dont la photo a été refaite à mon arrivée à l'aéroport ici, après une semaine de folie, une nuit blanche et un vol sans sommeil, mais si, celle où j'ai une tête de Martien à la Burton! Vous ne saviez pas? ah? dommage.

*: quartier de Montréal

dimanche, juin 04, 2006

alea jacta est

eh bien mes enfants, nous y sommes! après une semaine de dingue, une dernière soirée du lyrisme plein l'assiette, une nuit blanche à boucler les derniers trucs, 40 min d'embouteillages sur le periph', 2h dans le T3 de CDG enjolivées par un au revoir "in situ" de Monsieur Sissi et son Té en personnes, thank you guys!, 7,5 heures d'avion, 1h de retard, 2h de queue et quelques démarches, un coup de taxi, plusieurs "bienvenus au canada/québec", de nombreux sourires, à nous 2 Montréal!

les paupières dans les chaussettes et le VTT sain et sauf dans sa housse, j'ai donc passé ma 1è nuit de résident permanent... demain j'entame les démarches: numéro de sécu, affiliation assurance maladie, compte bancaire, et compagnie!

en plus la météo prévoit le retour du soleil!

j'ai encore la nuit blanche et le décallage dans les pattes alors je vous dis hasta luego maudits français et à très vite!

ps: j'ai pas encore vu un seul écureuil!

mardi, mai 30, 2006

J moins plus grand chose...

alors évidemment il y a eu Texas à Bercy avec la voix, oh la la, la voix qu'elle a... et la bande d'abrutis échappés du Marais qui faisaient comme si l'écran affichant un "no smoking" n'était pas assez géant... il y a eu la fin de l'usine-à-gaz, ranger le bordel, nettoyer le PC (et légèrement exploser les paramètres d'affichage, malencontreusement, j'aurais pas du cliquer sur "oui"), sans fleurs ni couronnes.

il y a eu le concert de Dumas dans un Nouveau Casino envahi d'outre-atlantes. Constat: le québécois boit bcp de bière, la québécoise fume comme un cheminée mal ramonée... J'en suis sorti sourd mais heureux, la gorge en feu et la barre au crane. Note pour plus tard: si je vais un jour voir un français se produire sur scène à Montréal, penser à se munir d'une multitude de fanions tricolores pour s'accrocher dans les cheveux (va falloir laisser repousser), sur la veste, voire les oreilles etc... L'attraction principale de la salle n'était presque pas sur la scène mais dernière nous, accoudé au bar, discutant fort bruyamment, à savoir l'Ardisson du Québec dont le nom m'échappe, mais tout le monde en parle...

Puis le weekend de 3 jours dans l'air pur du Morvan à tousser, cracher, renifler, moucher... un vrai bonheur.

Et enfin il y a la dernière ligne droite... Ma notaire ayant secoué le cocotier, la vente est définitive même si la signature se fera avec ma procuration. Donc ciao Paris, arrivée d'air chaud Canal St Martin... Samedi après-midi je m'envoie en l'air avec 30kg de bagages et un VTT orange!

Faites chauffer la poutine les gars, j'arrive!

P'tain, le nombre de trucs que je dois faire avant de partir, je cours, je cours!